samedi 12 février 2011

De retour

Après une fin de semaine de fou et une semaine sur le derrière, je suis de retour.

Nous avons fêté ma grande qui a eu 6 ans samedi passé. D'abord avec 5 de ses petites copines et en soirée avec la famille. Alors, Bibi s'est dépêchée de faire son ménage, la bouffe et le lavage en un temps record.

Dimanche, le SuperBowl. Alors comme nous avons le feed américain avec Shaw Direct, c'est pas mal tout le temps chez-nous le party. Deux couples d'amis sont venus passé l'après-midi et la soirée à la maison.

Lundi, boulot et au retour, départ pour Montréal. Nous avions d'excellents billets dans les rouges pour le show de Linkin Park. Fidèles à leur habitude, Chester Bennington, Mike Shinnoda et leurs acolytes nous ont offert un excellent spectacle.

Mardi, j'avais congé, mais voilà: j'étais malade comme un chien. Une céphalée de tension assez forte merci. J'ai pas feelé de la journée. À 17h30, j'étais au lit grelottante de fièvre.

Mercredi matin, je me suis essayée à aller travailler, mais je suis revenue après 1 heure, trop malade pour travailler et être concentrée sur ce que j'avais à faire. Je me suis couchée et j'ai dormi la moitié de la journée.

Jeudi, je suis retournée au travail, avec mon pot de tylénols. Ma céphalée n'étant toujours pas passée, mais assez tolérable pour travailler, à condition de prendre des tylénols, mon estomac irrité ne pouvant pas tolérer autre chose.

Bref... je commence à peine à être capable de fonctionner sans prendre quoi que ce soit, sauf ma médication pour remettre mon estomac dans le sens du monde.

Je n'ai pas touché à mon ordinateur de la semaine, je n'ai que lu sur mon Kindle pour me détendre et me permettre d'avoir un bon sommeil.

Maintenant: au travail, lavage, frottage et repassage m'attendent. Après, je me remettrai à l'écriture pour reprendre mon retard.

Nota : Azaël devrait être de retour ce lundi.

samedi 29 janvier 2011

Mandalas?

Aujourd'hui, je veux vous partager une découverte qui m'a fait un grand bien. En 2008, j'ai dû, dans le cadre de mon travail, suivre une formation dans laquelle, on nous disait qu'on pouvait colorier des dessins pendant que les formateurs donnaient la formation. On nous disait que cela aidait à mieux se concentrer, à mieux assimiler ce qu'on nous apprenait. Il s'agit de mandalas.


«Le mandala est un outil d’unification, car il fait travailler les deux côtés du cerveau. Nous savons que nous avons deux hémisphères. Le côté gauche est rationnel, logique, mathématique, tandis que le côté droit s’occupe de tout ce qui est émotionnel, créatif, irrationnel, symbolique… Ce n’est pas un ou l’autre, côté gauche ou côté droit, rationnel ou irrationnel, conscient ou inconscient, c’est un et l’autre. Les deux, il n’y a pas de conflit, de dualité, il y a unification, l’unité.»


Pourquoi je vous parle de mandalas aujourd'hui? Et bien, depuis cette formation, je n'ai pas cessé de colorier des mandalas. J'en conserve de petits cahiers que ma petite soeur m'a offert au travail et comme dans le cadre de mon travail je dois être extrêmement concentrée continuellement. Colorier un mandala me permet de centrer mon esprit sur ce que j'ai à faire et d'éviter les distractions comme regarder passer la dame de l'entretien ménager, écouter ce que dit la personne au bureau en face du mien, regarder dehors. J'écoute mieux ce que m'explique le client et je suis mieux focusée pour trouver LA solution à son problème.
Savez-vous quoi? Depuis Noël, je colorie mandala après mandala et les bons commentaires fusent de la part des gens qui font appel à mes services. Je constate moi-même une différence dans mon travail et dans mon état général.

Il y a des psychologues et des thérapeutes qui font appel à cet outil dans le traitement de leurs patients. Le mandala est support pour la méditation, il permet de faire travailler les deux hémishères de notre cerveau à la fois, il permet de développer la créativité et favorise le bien-être. On dit aussi qu'il favorise la méditation.

Quand je bloque dans le dénouement d'une histoire, c'est un outils qui me permet de remettre de l'ordre dans mes neurones et mieux réfléchir.

Voici quelques sites où vous pourrez imprimer des Mandalas :

http://www.jedessine.com/r_281/coloriage/coloriage-de-mandalas/

http://www.hugolescargot.com/coloriages-mandala.htm

http://www.coloriages.biz/coloriage/47/Mandala

http://www.teteamodeler.com/coloriages/coloriage-mandala.asp

mardi 25 janvier 2011

Je veux des commentaires... svp

Bon! Bon! Bon! Bon! Comme je trouve que ça ne lève pas assez... Je me sens l'obligation de me faire de l'autopromotion pour l'histoire de mon ange déchu. Je vous ai déjà parlé de mon personnage Azaël... l'un de ceux qui m'habite depuis un moment. Je vous ai joint ci-bas un résumé de son histoire et les liens vers les textes publiés à ce jour.

J'aimerais que vous me fassiez vos commentaires, sentez-vous libre. Je souhaite améliorer mon histoire. Si je suis dans le champs et que personne ne me le dit et bien je ne le saurai jamais...

Si vous aimez... parlez-en à vos amis et si vous n'aimez pas, ben dites-le moi avec des commentaires constructifs, si non taisez-vous à jamais.

Alors les billets :

http://azaellange.blogspot.com/2011/01/prologue-1.html
http://azaellange.blogspot.com/2011/01/prologue-2.html
http://azaellange.blogspot.com/2011/01/chapitre-1-1.html
http://azaellange.blogspot.com/2011/01/chapitre-1-2.html

En passant... merci à Lucille et à ClaudeL qui m'ont déjà laissé des commentaires. C'est très apprécié.

L'ange qui aimait les humains plus que DieuAzaël est un ange qui aimait les humains et trouvait injuste que Dieu les garde dans l'ignorance. Il décide de pallier à cette injustice. Avec une bande d'anges, il descend sur Terre pour transmettre une partie de son savoir aux humains.
Il y rencontrera une « homesse » avec qui il aura un fils. Pendant qu'il est sur Terre, Dieu découvre ce que Azaël et sa bande fabrique sur Terre et les condamne. Ils seront déchus. Azaël étant le chef de la bande, il sera ensevelli dans le désert de Dudahel.
Alyha, sa compagne humaine, ira quérir le secours de son fils, Samech, qu'Azaël avait envoyé s'installer ailleurs pour éviter qu'il subisse les foudres de Dieu.
Après plusieurs mois de recherche, elle subira beaucoup d'obstacles et la route sera longue, mais elle parvient à ses fins.

Samech quitte la caravane avec quatre de ses hommes pour aller libérer son père de sa prison de pierre. Après quelques mois, Samech retrouve l'amoncellement qui recouvre son père. Il le libère.

Azaël et ses sauveurs partent pour rejoindre la caravane des « géants ». Ceux-ci se sont séparés sur leur route fondant les pays slaves : la Russie, la Hongrie, la Finlande, l'Allemagne, le Danemark, la Norvège et la Suède.

Pendant l'absence d'Azaël, Alyha attrape le mal. Lorsqu'Azaël la retrouve elle est mourante. Malgré tous ses pouvoirs d'ange, il sera incapable de la sauver. Cette mort créera une profonde blessure chez l'ange déchu. Il laissera le soin à Samech d'installer les siens et de veiller sur eux.

Samech s'établie finalement en Norvège, village qui deviendra, un jour, la métropole Helsinski. Pendant de longues années, rien d'étrange ne se produira. Samech prendra une épouse et aura des enfants. Ces enfants, aux pouvoirs spéciaux règneront sur la Scandinavie, sans être roi et reine. Les plus marquants seront Odin et Freyja.

Azaël, dans son errance découvre que Dieu sait qu'il a été libéré et qu'il a découvert ce que sa descendance a fait. Dieu a lancé sa contre-offensive : le christianisme. Azaël retourne auprès des siens pour leur porter secours, même s'il n'est pas d'accord que ses descendant fasse couler le sang et laisse les êtres de la création se sacrifier pour leur divertissement.


Après quelques siècles de cette guerre entre le Créateur et l'ange déchu, Azaël abandonne et se retire.

lundi 24 janvier 2011

Des dragons...

Les dragons: j'adore. Cette passion, je l'ai transmis à mon fils. Les vikings : j'aime encore plus. Et vous savez quoi? Mon fils aussi. Quel bonheur quand j'ai vu que Dreamworks a créé un film d'animation combinant les deux. Il fallait que nous l'ayons.


L'histoire est audacieuse, mais clichée à la fois. Ouin... c'est contradictoire, dans une certaine mesure vous avez raison.

C'est  l'histoire de Harold, le fils du chef des vikings de l'île de Beurk. Un petit viking qui n'est pas comme les autres. Les autres sont bagarreurs, courageux et sanguinaire. Lui, il est maladroit, faible et pas très doué pour tuer des dragons.
L'île est la proie des dragons qui viennent leur voler leur nourriture. Ils leur font la guerre depuis plusieurs générations déjà.
Harold n'a pas que des défauts, il est ingénieux, observateur, dessinateur et inventif. Pour éviter qu'il n'accumule les gaffes, son père le fait travailler à la forge du village avec son meilleur ami. En effet, Stoïk a honte de son fils. Il le considère comme sa plus grosse gaffe. Il est tellement mal perçu que tous les autres vikings préfèrent aller dans une expédition où la mort est certaine plutôt que de s'occuper d'Harold.
Stoïk, recherche depuis des années le nid des dragons afin de les éliminer une fois pour toute.

Le film commence sur une scène incroyable. Le village est en proie à une attaque de dragons. Il y a des flammes partout. Et Harold veut faire comme les autres, mais il déclenche un cataclysme... cependant, il atteint son objectif : il atteint une furie nocturne. Les furies nocturnes sont les dragons les plus rapides et les plus dangereux qu'il soit. Personne n'en a jamais attrapé un auparavant. Alors imaginez la réaction des autres quand il leur parle de son exploit...

Le jour suivant, il cherche à retrouver la bête. Il la retrouvera. Par la suite, le dragon et le jeune viking apprenne à s'apprivoiser. Harold à le coeur tendre et ne peut se résigner à abattre le dragon. Il choisira une voie qui changera à jamais les façons de faire des gens de son village. Harold construira une prothèse pour permettre à la furie nocturne de voler de nouveau. Il le baptisera Krokmou.

Ce que j'aime des DVD, c'est qu'on a toujours des suppléments. Oui, Oui, je sais, je suis geek. Je ne peux pas résister, surtout quand il est question d'un film d'animation. J'aime apprendre toutes les petites statistiques et les faits impressionnants sur la création de ces chefs d'oeuvre.

Alors par exemple, dans ces faits, les applications créées pour animer la quantité incroyable de dragons dans ce films permet plus de 4000 mouvements différents dont la moitié pour les visages seulement.

Il a fallu créé de nouveau logiciels pour les nuages et la brume. Quand Krokmou s'envole dans les airs avec Harold et Astrid pour les amener au-dessus des nuages, nous avons droit à des images incroyables et mémorables. À vrai dire, dans certaines scènes nous oublions que nous sommes devant un film d'animation.

En fait, j'ai de la difficulté à trouver des points négatifs. Quand je regarde ce type de film, avec mes enfants, je me laisse prendre, je laisse mon coeur d'enfant prendre le dessus. Je m'émerveille devant la qualité graphique incroyable, j'apprécie les gags pour les adultes autant que ceux destinés aux enfants.

Ma soeur a offert ce film Blu-Ray et DVD à mon fils pour sa fête en novembre. Nous avons commencé à l'écouter avec son destinataire et une fois les enfants couchés, nous sommes vite redescendu finir le film. Depuis, nous avons dû l'écouter au moins 10-12 fois et je ne me tanne pas.

À noter, sur la version Blu-Ray, nous retrouvons une autre petite histoire sur le viking qui s'occupe de la forge, une belle animation intéressante et rigolote.

De plus, on annonce une suite à cette merveille qui devrait sortir en salle en 2013. Malheureusement, le trailer n'est pas encore disponible. Je vous l'ajoute dès que je le trouverai. En attend, un des trailer du premier opus.

samedi 22 janvier 2011

Épuisée mais heureuse

Mais quelle semaine... je suis épuisée. Mon estomac est de nouveau irrité, autant par le manque de régularité dans l'heure de mes repas que par le café que j'ingurgite au rythme de 3 le matin (c'est le double de ce que je prend normalement.) Je prend un café et demi de plus qu'à l'habitude pour compenser mon sommeil écourté par les cauchemars de ma petite et par les bronches irritées de mon fiston. Bref, heureusement que j'ai des Gaviscons à la maison en permanence.

Cette semaine, j'ai fait 6 heures de temps supplémentaires, c'est rare dans mon travail. Mais ce fût 6 heures de travail extrêmement satisfaisant. Je ne peux pas vous dire ce que je fais comme travail, mais je peux vous dire que c'est du service à la clientèle. Un travail, ingrat, mais au combien valorisant. Qui peut se vanter de faire la différence dans la vie de 20 personnes par jour pendant une journée normale de travail. Et quand je parle de différence, c'est une différence importante, notable. Je ne suis pas médecin, psychologue ou infirmière. Je ne suis pas conseillère financière, je ne suis pas enseignante ou attachée politique, mais mon travail fait tout autant la différence dans la vie de ceux à qui j'ai affaire. Je reviens à la maison avec le sentiment du devoir accompli et sereine.

Bref, cette semaine et la semaine prochaine, j'aurai pas d'énergie pour bloguer ou écrire. Pourtant, j'ai une histoire pratiquement écrite dans ma tête que je voudrais bien écrire pour l'Ermite. J'arrive le soir à 18h35, j'ingurgite un repas vite fait et je vais coucher mes 3 amours. Un bain, le tour des blogues que j'aime visiter et au dodo. Wow! Toute une vie, n'est-ce pas?

Cette semaine, j'ai aussi assisté à une réunion du Conseil d'établissement de l'école de ma grande. Encore une fois, je suis revenue heureuse.
Nous avions hésité en décembre 2009 au moment de choisir l'école de notre aînée. Il y a tellement de choix... une école alternative, une école sport-étude, une école concentration musique, une école privée ou l'école du quartier? Oh my God! Pourquoi cela devait-il être si difficile? J'ai donc appelé une amie, enseignante pour prendre conseil. Mon conjoint a questionné ses amis qui ont eu à passer par le même chemin. Après 2 semaines de discussion, nous avons opté pour l'école de quartier, du moins, pour la maternelle. Comme mon conjoint s'implique dans le club de patinage, dans le hockey et le baseball de fiston, nous avons décidé ensemble que je m'occuperais de l'implication dans l'éducation. Comme tout cela est nouveau pour nous, j'ai décidé de donner mon nom pour le CE. J'apprends à découvrir les lois et les règlements et comment ça se passe dans une école.
Cette semaine, nous avons parlé de ce qui s'en venait pour les enfants comme activités pédagogiquse. Oh bonheur! Le mois d'avril sera le mois de la lecture selon la tradition de l'école. Tous les ans, à compter du salon du livre de Trois-Rivières, l'école consacre plus de temps à faire la promotion de la lecture et ce pour TOUS les étudiants. Il y a le défi de lecture, les enfants tentent de battre le nombre de livres lus l'année précédente et ils font un visuel où les enfants collent un petit livre sur lequel ils ont inscrit le titre du livre qu'ils ont lu. Il y a l'histoire à relais qui commence dans les classes de maternelles. Cette histoire est illustrée et raconté par un parent bénévole qui incarne un personnage de conteur. Il y a la journée de la lecture en pyjama. Tous les élèves sont impliqués, les grands de 6e sont jumelés avec des petits de maternelle pour leur raconter des histoires. Aussi, ils auront des ateliers sur le livre et rencontreront des auteurs (d'où mon appel à tous sur Facebook.)
Je suis heureuse que nous ayons fait ce choix. C'est une merveilleuse école où tout le personnel ne compte pas le temps et l'énergie accordés aux enfants.

Bref, du temps supplémentaires, des nuits difficiles, une réunion, je n'aurai été chez moi qu'une seule soirée entière cette semaine, mais j'ai le sentiment du devoir accompli. (Mais bien honnêtement, je ne tiendrai pas un mois entier sur ce train de vie.)

dimanche 16 janvier 2011

Perdre la notion du temps

Des fois, on oublie. On oublie qu'il y a des plaisirs simples. On oublie qu'on aimait faire quelque chose. On oublie de se rappeler.

Puis, on redécouvre. On réapprend. On apprécie et on oublie. On oublie le temps.

Ça m'est arrivé hier.

Hier, je devais être seule avec les filles, car mon homme avait une paire de billet pour le Canadien et il avait décidé d'amener fiston. Alors pendant qu'il était au patin avec les deux grands, je l'appelle pour lui dire que j'allais faire l'épicerie avec bébé et que je passerais prendre grande fille à l'aréna qui est située à côté de mon épicerie favorite. Comme il n'avait pas son cellulaire sur lui, je lui laisse un message. Comme je barre la porte, il me rappelle pour me dire que grande fille veut jouer avec sa copine et qu'il s'est entendu avec le papa pour qu'elle vienne à la maison. Changement dans la planification de ma journée. Woué!

Alors la petite amie et grande joue ensemble et avec bébé. Ah! On fait de la bouffe d'avance : pâté chinois, pilons de poulet, salade de fruits, le dîner. Papa et fiston arrivent. On mange. Papa et fiston partent. Je couche bébé et je m'installe à la table pour dessiner et bricoler avec les grandes. Bien sûr, je planifiais jouer dans la neige avec grande pendant le dodo de bébé, mais son amie est en robe de patinage artistique et n'a pas son bas d'habit de neige. Je pense alors à un livre de bricolage, offert par ma maman quand j'avais l'âge de ma grande, qui se trouve dans ma bibliothèque.

Je monte le chercher et je redescend, une pile de papiers de toute sorte, des ciseaux, de la colle, des crayons et le livre sous le bras.

Les filles mes regardent incrédules. Je tournes les pages et je trouve quelques bricolages rapido-presto. Les filles et moi passons ainsi une heure à faire du bricolage. Comme je commence à ranger le tout pour sortir un jeu de société, la maman de l'amie appelle pour dire que le papa sera là dans pas très longtemps. D'accord. Pas le temps pour un jeu alors je tourne les pages pour trouver d'autres bricolages, mais les filles préfèrent jouer à autre chose. Et c'est là que ça m'est revenu...

Je suis restée 45 minutes seule à la table à coller, dessiner, colorer, calquer. J'ai fabriqué une lanterne en papier d'origami cheap en 45 minutes. J'ai perdu toute notion du temps. Les filles sont venues me voir et son restées éberluées. C'est alors que le papa a sonné à la porte. L'amie est partie et bébé s'est réveillée.

Je suis allée chercher bébé, on s'est pris une collation des grandes occasions et on a zappé pour se trouver un film à la télé, au cas où. Je suis tombée sur E.T. Wouah! Un autre truc de mon enfance.

Encore un retour dans le temps. Des oublis remémorés. Les trois filles, sous ma grosse doudou crochetée par moi-même, sommes restées là à regarder E.T. passionnée.

Pendant un après-midi et une soirée, je suis redevenue une petite fille passionnée et facilement émerveillée. J'avais oubliée combien j'aimais bricoler. Alors ce matin, on a recommencé, les deux grands et moi avons bricolé des monstres pendant que papa dormait et que bébé regardait Dora à la télé.

Des re-découvertes comme celles-là... je veux en faire encore. Souvent.

mardi 11 janvier 2011

Des couleurs

Petite Isabelle se fait bercer, un chocolat chaud dans les mains, sur la galerie du chalet. Mamie Réjeanne qui la berce regarde le soleil qui rougeoit le sommet des montagnes sur le côté opposé du lac. Petite Isabelle, âgée de 7 ans, se colle la tête dans le creux de l'épaule de sa grand-mère et observe, songeuse, le crépuscule du soir. Le reflet du soleil sur le lac est tellement rouge qu'on dirait presque de braises gisent dans le fond du lac.

Soudain, un souvenir, une histoire qu'elle adore lui revient à l'esprit. Petite Isabelle entre dans le chalet, va chercher un immense volume, presque trop lourd pour elle. Elle se rassoit sur sa grand-mère et tourne les pages, jusqu'à ce qu'elle trouve l'histoire. Il est à la page 72.

« Mamie, c'est à mon tour de te raconter une histoire, dit-elle d'une toute petite voix. Je sais lire maintenant.»

Elle prend un grand respire et elle se lance.

GRAND PAPA LAPIN

    Au fond des bois, sous les bruyères, se cache une petite ville très propère habitée pas les lapins, c'est Jeannotville.
    Au centre de cette agglomération, on voit une chaumière construite en brindilles, avec un joli toit marron. Tout le monde sait que c'est la demeure de l'arrière-grand-père Jeannot-Jeannot.
   Tous les petits lapins apprennent à l'école que cet arrière-grand-père Jeannot-Jeannot  fonda Jeannotville au temps jadis. C,est l,ancêtre commun de presque tous ses habitants.
    Lui-même aimait raconter à tous les petits lapins comment Madame Jeannot-Jeannot et lui, lorsqu'ils étaient plus jeunes, avaient trouvé ce beau terrain et comment ils y avaient construit leur petite maison en brindilles.
     Ils y avaient vécu très heureux, au fond des bois, et ils avaient élevé beaucoup d'enfants dans cette petite maison de brindilles.
     Et, bien sûr, Papa Jeannot-Jeannot, comme on l'appellat à cette époque-là, était très pris par son travail, car il était décorateur des oeufs de Pâques.
     En grandissant, les enfant apprenaient à peindre les oeufs de Pâques. Bientôt, les enfants étaient grand, avec des familles à eux. Et ils s'installaient tout autour de la petite maison de grand-père Jeannot-Jeannot.
    C'est ainsi qu'après quelques temps, ils se créa une ville qu'ils appelèrent Jeannotville.
     Maintenant, grand-papa Jeannot-Jeannot n'était plus tout seul à décorer les oeufs de Pâques et il avait le temps de s'occuper à d'autres choses.
     Il enseigna aux jeunes lapins la manière de peindre des fleurs, dans les bois.
     Il leur faisait essayer de nouvelles teintes de vert pour les fougères et pour la mousse.
     Ils faisaient de si belles choses que les promeneurs s'arrêtaient émerveillés par les nouvelles couleurs.
     «La terre doit être bonne ici, ou bien il pleut beaucoup.»
     Les petits lapins les entendaient et cela les faisait rire car ils savaient que grand-père Jeannot-Jeannot en était la cause.
     Les années passèrent. Il y avait de plus en plus de famille à Jeannotville. Et, de papa, Jeannot-Jeannot devint grand-père, puis arrière-grand-père. Il s'occupait toujours de peindre les fleurs, chaque printemps et à décorer les oeufs de Pâques.
     Ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants l'aidaient, si nombreux et si diligents qu'il aurait pu se reposer. Mais il trouvait toujours des choses à faire.
     En automne, il apprenait aux tout jeunes lapins à peindre les feuilles : du violet pour les arbres à gomme, du jaune pour les ormes, de l'écarlate pour les érables à sucre. Partout, ils peignaient et coloriaient.
     Et les gens qui allaient se promener par là se disaient : «Nous n'avons jamais vu de pareilles couleurs dans ces bois! Les nuits doivent être très froides!»
     Les lapins les entendaient et cela les faisaient rire. Car ils savaient que toutes ces merveilles étaient l'oeuvre de leur arrière-grand-père.
     Les saisons passaient, et les petits lapins naissaient toujours plus nombreux à Jeannotville.
     Jeannot-Jeannot devint arrière-arrière-grand-père, arrière-arrière-arrière-grand-père. Et il trouvait toujours de nouvelles occupations et distractions pour les petits lapins de Jeannotville.
     En hiver, il leur apprenait à peindre des ombres sur la neige, des images su les vitres gelées, et à polir la glace pour qu'elle brille comme le diamant.
     Le soir, au coin du feu, bien à l'abri dans la petite maison en brindilles, il racontai des histoires passionnantes à chaque nouvelle génération de petits lapins. Les enfants lapins adoraient venir l'écouter et ils aimaient les jeux nouveaux qu'il inventait pour eux.
     Mais un jour vint ou il sembla ne plus trouver rien de nouveau à leur faire faire! Il organisa pourtant des équipes de petits lapins pour peindre les bourgeons au printemps.
     Il organisa d'autres équipes qui attendaient la naissance des papillons pour peindre leurs ailes de merveilleuses couleurs!
     D'autres encore étaient chargées de colorier les scarabées et toutes sortes d'insectes. 
     Tout le bois sauvage étincelait de couleurs fraîches.
     Et maintenant, pensèrent les petits lapins, que va-t-il trouver à nous faire faire? Eh bien, Jeannot-Jeannot l'aïeul restait beaucoup à la maison en ces temps-là, et il réfléchissait. Enfin, un jour, il appela les petits lapins et leur révéla un secret.
     «Mes enfants. Il faut que je m'en aille. Et je vais vous dire ce que sera mon prochain travail si vous promettez de garder le secret.»
     Les petits lapins promirent. et l'aïeul s'en alla. Les vieux lapins étaient bien tristes de son départ; les enfants lapins souriaient de l'air de quelqu'un qui en sait long mais ils avaient promis de ne rien dire.
     Et puis un jour un orage terrible s'abattit sur Jeannotville et les environs. Tous les petits lapins coururent vit se mettre à l'abri dans leurs maisons.
      Quand la pluie se calma un peu, on vit les portes se rouvrir et tous les petits lapins se préciptier au dehors.
     «Venez voi!» criaient les lapins. et ils firent une farandole. «Notre arrière-arrière-grand-père a encore fait des merveilles! venez voir ce qu'il a fait!»
     Les promeneurs aussi s'émerveillaient.
      «Avez-vous déjà vu un coucher de soleil aussi somptueux?» demandaient-ils.
     Les petits lapin les entendirent et pouffèrent de rire. Ils savaient... Avant de partir leur aïeul Jeannot-Jeannot leur avait confié qu'il s'en allait au ciel pour y peindre des couchers de soleil plus beaux que jamais.
Le monde enchanté de Walt Disney - Pays des merveilles, Les éditions du livre de Paris, 1971, p.72 à 79

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Petite Isabelle est devenue à son tour maman. Chaque fois qu'elle voit un coucher de soleil qui enflamme le ciel d'orangé, de rouge, de rose, de violet, elle pense à ces crépuscules du soir, où dans le creux des bras de mamie Réjeanne, elle observait le coucher de soleil. Elle imagine arrière-arrière-grand-père Jeannot-Jeannot, pinceau à la main, peindre le ciel de teinte de rose, rouge, orangé et violet. Puis, seule dans sa voiture, elle pouffe de rire, car elle sait.