J'ai parlé d'une pause moi? Quelle idée!
L'homme, du fait qu'il écrit des livres, se change en univers et le propre d'un univers c'est justement d'être unique. L'existence d'un autre univers le menace dans son essence même. -- Milan Kundera
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vendredi 23 décembre 2011
Joyeux Noël
mardi 20 décembre 2011
Publicité - 10
Celle-là, je viens de la découvrir, il s'agit d'une pub d'une chaîne télé européenne. Il semble qu'elles fasse fureur de l'autre côté de l'océan.
lundi 19 décembre 2011
La chanson du lundi - 23
Cette pièce est sur une compilations punk pour Noël que je pense sérieusement à me procurer. J'aime beaucoup cette pièce.
vendredi 16 décembre 2011
Ce n'est pas drôle d'être petit
Depuis quelques jours, ce n'est pas drôle à la maison.
Habituellement, je peux suivre maman partout. Elle me laisse goûter l'excellente nourriture qu'elle cuisine et jouer avec elle à la balle, mon jeu favori. Elle prend soin de moi et me berce de longues heures. Nous dormons souvent l'après-midi sous le soleil de la verrière. C'est ce que j'aime le plus.
Mais, là. Il semble qu'il n'en soit plus question. Elle cuisine des petits plats tout le jour durant, Et je n'ai pas le droit d'y goûter. Pourtant, ils embaument la maison d'odeurs alléchantes. Aujourd'hui, ça sent bon la dinde rôtie, la sauce aux canneberges. Ce matin, elle a cuisiné des petits fours aux brisures de chocolat et des beignets aux cerises. J'ai tenté par tous les moyens d'y goûté. Je suis grimpé sur le comptoir pendant que maman était au petit coin et je me suis fait chassé avec une tape sur l'arrière-train.
Pendant que la dinde cuisait au four, maman est revenue du garage avec une immense boîte. Il y avait un sapin dedans. Elle l'a assemblé et l'a décoré. J'ai bien voulu me coucher tranquillement sur le canapé, mais n'a pas cessé de déplacer les meubles pour que le sapin immense soit en évidence devant la verrière.
J'ai voulu l'aidé, comme il n'y avait pas moyen de dormir en paix. Quand j'ai sorti une guilande de la boîte de décoration, elle m'a grondé. Maman est si gentille, ce n'est pas dans ses habitudes. Alors j'ai tenté de lui amener autre chose, une boule. Mais encore là, elle m'a dit :"Ne touche pas à ça! Va jouer ailleurs."
J'étais triste. Très triste. Dehors, il commençait à neiger. Comme ça l'avait drôle cette neige. Des enfants, plus loin sur la rue fabriquait un bonhomme de neige. Ils riaient avec coeur. Moi, mon coeur était gros. Maman m'ignorait et ne voulait pas que je fasse quoi que ce soit. J'ai surveillé la porte. Quand maman l'a ouverte pour aller reporter la boîte du sapin dans le garage, je me suis enfui pendant qu'elle regardait ailleurs.
C'est beau la neige. Ça tombe sur notre petit nez et ça fond, mais c'est moins drôle pour les pieds. C'est froid. Très froid.
J'avais couru vite, très vite, je souhaitais rire de nouveau. J'ai pris la direction des enfants qui riaient, ceux que j'ai vu dans la fenêtre. Ils n'étaient plus là, seul restait le bonhomme. Je me suis couché à ses pieds, j'ai fermé les yeux et grelottant de froid, je me suis endormi.
J'ignore combien de temps je suis resté là, mais je ne sentais plus mes membres. Un adulte est arrivé près de moi et m'a vu, tout enneigé. Il m'a serré contre lui et m'a dit :"Viens, je crois que je sais d'où tu viens." Il m'a réchauffé et en quelques minutes, il m'a ramené à la maison.
Maman pleurait à chaudes larmes. Coquin, j'espère que tu auras eu ta leçon. J'étais morte de trouille! Elle m'a serré dans ses bras, je croyais qu'elle allait me briser en deux. Elle m'a déposé parterre dans la cuisine. Un bol de dinde m'y attendait ainsi qu'un bol de lait. J'étais redevenu le centre de l'attention et le chaton le plus heureux du monde.
mardi 13 décembre 2011
Publicité - 9
Elles sont maintenant bien connues et elles font un tabac chaque fois : je parle des publicités de Budweiser avec les percherons. En voici une d'hiver qui n'est pas nécessairement Noël, mais je la trouvais tout de même d'occasion.
lundi 12 décembre 2011
La chanson du lundi - 22
Non, je ne vous ferai pas le coup des Chipmunks deux fois. Mais je ne suis toujours pas dans le traditionnel.
mardi 6 décembre 2011
Publicité - 8
Une autre pub très mignonne que j'avais bien appréciée la première fois que je l'ai visionné. Elle est bien punchée. J'aime.
lundi 5 décembre 2011
La chanson du lundi - 21
J'aime beaucoup les chansons de Noël, mais j'aime aussi des versions avec un petit extra. Je vous averti, vous n'aurez pas de Céline ici, ni de Britney, pas de Bruno Pelletier et encore moins Star Academie!
mardi 29 novembre 2011
Publicité - 7
Bon, je vous ai dégoté quelque chose pour se mettre dans le mood de Noël et cucu tout plein. Noël arrive, alors quoi de mieux qu'une pub de la compagnie qui a donné l'image même au Père Noël moderne. Point de vue publicitaire, cette pub est pratiquement irréprochable.
lundi 28 novembre 2011
Pause de musique et tradition des Fêtes
Le week-end chargé a fait en sorte que j'ai manqué de temps pour vous offrir une pièce musicale ce matin.
J'avais bien aimé le défi de l'Ermite l'an passé. L'Avent commence cette semaine alors je me disais qu'il serait bien de se remettre aux contes de Noël, mais je ne limiterais pas les textes à 500 mots, j'irais plus vers 750 mots. Même si vous ne participez pas, je vais quand même tenter de vous en mettre quelques un d'ici Noël.
Dans le même ordre d'idées, les chansons du lundi seront teinté d'un air de Noël, mais j'irai avec des pièces un peu spéciales.
Alors à tous, bon début du temps des Fêtes!
J'avais bien aimé le défi de l'Ermite l'an passé. L'Avent commence cette semaine alors je me disais qu'il serait bien de se remettre aux contes de Noël, mais je ne limiterais pas les textes à 500 mots, j'irais plus vers 750 mots. Même si vous ne participez pas, je vais quand même tenter de vous en mettre quelques un d'ici Noël.
Dans le même ordre d'idées, les chansons du lundi seront teinté d'un air de Noël, mais j'irai avec des pièces un peu spéciales.
Alors à tous, bon début du temps des Fêtes!
lundi 20 décembre 2010
Récapitulons...
2010, que dire?
Ce fut l'année où j'ai participé au Symposium d'écriture de la SEM. Une expérience inoubliable¸ difficile, mais enrichissante. Le lancement du livre, Matière Brute, a été un flop total, mais la SEM m'a envoyé un beau petit message d'excuses. J'espère que l'événement sera reconduit en 2011, cette fois, je serai beaucoup mieux préparée.
En 2010, j'ai participé à mon premier Nanowrimo. J'ai atteint de peine et de misère le 30 000 mots en raison de ma vie familiale. Malgré tout, j'ai produit du matériel qui pourra servir, quand j'aurai mis mes autres projets sur table.
En 2010, j'ai aussi reçu mon premier refus. Bien expliqué et avec tact. Je ne m'attendais pas non plus a être publié lors de mon premier essaie. J'ai encore des croûtes à manger et j'ai vu gros en partant. Je n'abandonne pas, je vais retravailler mon texte, j'aime mon histoire alors on va lui donner une autre saveur.
En 2010, j'ai déménagé mon blog. Je savais que j'avais des visites sur Windows Live, jusqu'à ce que l'outils de stats disparaisse et que l'Ermite et quelques collègues me dise qu'ils étaient incapables de laisser des commentaires sur mes textes. Un excellent move.
En 2010, j'ai participé au concours de l'Ermite et à celui de la SEM.
ET EN 2011?
J'espère voir une première nouvelle publiée.
J'espère refaire le symposium d'écriture
J'espère avoir encore beaucoup de plaisir avec mes amis bloggueurs.
J'espère peut-être avoir suffisamment de air lousses pour faire un atelier d'écriture ou participer au Congrès Boréal (ça semblait tellement plaisant.)
J'espère que mon défi personnel lèvera.
Et vous???
J'en profite pour vous souhaiter un très heureux temps des Fêtes car pour moi, les deux prochaines semaines seront bien chargées. En espérant vous retrouver en pleine forme l'an prochain.
Ce fut l'année où j'ai participé au Symposium d'écriture de la SEM. Une expérience inoubliable¸ difficile, mais enrichissante. Le lancement du livre, Matière Brute, a été un flop total, mais la SEM m'a envoyé un beau petit message d'excuses. J'espère que l'événement sera reconduit en 2011, cette fois, je serai beaucoup mieux préparée.
En 2010, j'ai participé à mon premier Nanowrimo. J'ai atteint de peine et de misère le 30 000 mots en raison de ma vie familiale. Malgré tout, j'ai produit du matériel qui pourra servir, quand j'aurai mis mes autres projets sur table.
En 2010, j'ai aussi reçu mon premier refus. Bien expliqué et avec tact. Je ne m'attendais pas non plus a être publié lors de mon premier essaie. J'ai encore des croûtes à manger et j'ai vu gros en partant. Je n'abandonne pas, je vais retravailler mon texte, j'aime mon histoire alors on va lui donner une autre saveur.
En 2010, j'ai déménagé mon blog. Je savais que j'avais des visites sur Windows Live, jusqu'à ce que l'outils de stats disparaisse et que l'Ermite et quelques collègues me dise qu'ils étaient incapables de laisser des commentaires sur mes textes. Un excellent move.
En 2010, j'ai participé au concours de l'Ermite et à celui de la SEM.
ET EN 2011?
J'espère voir une première nouvelle publiée.
J'espère refaire le symposium d'écriture
J'espère avoir encore beaucoup de plaisir avec mes amis bloggueurs.
J'espère peut-être avoir suffisamment de air lousses pour faire un atelier d'écriture ou participer au Congrès Boréal (ça semblait tellement plaisant.)
J'espère que mon défi personnel lèvera.
Et vous???
J'en profite pour vous souhaiter un très heureux temps des Fêtes car pour moi, les deux prochaines semaines seront bien chargées. En espérant vous retrouver en pleine forme l'an prochain.
mercredi 15 décembre 2010
Des démons pour Noël
J'apprécie vraiment beaucoup l'écriture de conte de Noël. Jusqu'à maintenant, je m'en suis tenue à des contes heureux, car c'est ça Noël pour moi. Cette fois, je vous offre la contre-partie.
Quand nous allons embarquer dans la voiture, je me tiendrai très très fort à la porte, prête à sauter. Il conduit témérairement quand il a bu. Il prendra la place de deux véhicules dans le stationnement et chialera que tous les autres, ce sont des chauffards, en hurlant presque pour que tout le monde l'entende.
Il marchera en chambranlant, et il mettra ça sur la faute de la glace. En montant les marches de la cathédrale, il s'accrochera aux autres et fera semblant que c'est pour leur souhaiter un joyeux réveillon. Pathétique.
Comme d'habitude, il se choisira un banc dans l'allée centrale. Il chantera les chants de Noël plus fort que tout le monde, en faussant volontairement. Dommage. Quand il est à jeun, il chante si joliment.
Dans les autres bancs, nous entendrons, comme toujours, les chuchotements de tous les autres qui parlent de lui, de combien c'est une perte, d'être si talentueux et si paresseux.
En revenant, maman lui offrira de conduire à sa place, mais il la menacera et fera de nouveau le jars devant tout le monde. Ils attendront qu'il quitte le stationnement en faisant vrombir le moteur de la voiture familiale.
Arrivés chez les grands-parents, il descendra les bières une après l'autre pour finalement s'endormir dans une berceuse, ivre mort. Le Père Noël ne sera même pas venu distribuer les cadeaux encore.
Alors, les autres baisseront leur garde et se laisseront aller à la magie de Noël. Chacun ira de sa blague, de son histoire, et tous riront de bon coeur, personne n'aura peur qu'il tourne la blague au vinaigre, avec son petit commentaire plate.
Puis, un des oncles enfile le costume de gros bonhomme afin d'émerveiller les plus petits. Tous passent une fois, deux fois, trois fois, quatre fois sur le faux Père Noël. Il ne s'est pas réveillé.
Puis, tous mangent et changent de pièce pour jouer à de petits jeux organisés. Là, vraiment tout le monde a beaucoup de plaisir, sauf lui qui se rend de peine et de misère aux toilettes, pour se soulager de quelques bières.
À un certain moment de la soirée, plusieurs des adultes deviennent «feeling», on doit bien approcher 3 heures du matin. Ceux qui quittent prennent des taxis. Lui, il a dessaoulé. Bien sûr, il est d'humeur massacrante. On lui donne ses cadeaux, qu'il met dans un sac sans même les déballer, juste pour se venger de ne pas avoir été réveillé au passage du Père Noël.
Il rassoit toute sa petite famille dans la voiture, la fête est finie. Tout le monde au lit. Encore une fois, il est fou de rage. Pas contre la famille. Contre lui-même, car il n'a pas été capable d'offrir le Noël de rêve à ses proches... encore une fois, il sait qu'il a tout gâché.
****
Ah non! C'est encore Noël. Nous allons aller à la grande Messe et encore une fois, il nous fera honte. Il n'est pas encore 15 heures et déjà, il a bu plus du quart de son quarante onces.
Quand nous allons embarquer dans la voiture, je me tiendrai très très fort à la porte, prête à sauter. Il conduit témérairement quand il a bu. Il prendra la place de deux véhicules dans le stationnement et chialera que tous les autres, ce sont des chauffards, en hurlant presque pour que tout le monde l'entende.
Il marchera en chambranlant, et il mettra ça sur la faute de la glace. En montant les marches de la cathédrale, il s'accrochera aux autres et fera semblant que c'est pour leur souhaiter un joyeux réveillon. Pathétique.
Comme d'habitude, il se choisira un banc dans l'allée centrale. Il chantera les chants de Noël plus fort que tout le monde, en faussant volontairement. Dommage. Quand il est à jeun, il chante si joliment.
Dans les autres bancs, nous entendrons, comme toujours, les chuchotements de tous les autres qui parlent de lui, de combien c'est une perte, d'être si talentueux et si paresseux.
En revenant, maman lui offrira de conduire à sa place, mais il la menacera et fera de nouveau le jars devant tout le monde. Ils attendront qu'il quitte le stationnement en faisant vrombir le moteur de la voiture familiale.
Arrivés chez les grands-parents, il descendra les bières une après l'autre pour finalement s'endormir dans une berceuse, ivre mort. Le Père Noël ne sera même pas venu distribuer les cadeaux encore.
Alors, les autres baisseront leur garde et se laisseront aller à la magie de Noël. Chacun ira de sa blague, de son histoire, et tous riront de bon coeur, personne n'aura peur qu'il tourne la blague au vinaigre, avec son petit commentaire plate.
Puis, un des oncles enfile le costume de gros bonhomme afin d'émerveiller les plus petits. Tous passent une fois, deux fois, trois fois, quatre fois sur le faux Père Noël. Il ne s'est pas réveillé.
Puis, tous mangent et changent de pièce pour jouer à de petits jeux organisés. Là, vraiment tout le monde a beaucoup de plaisir, sauf lui qui se rend de peine et de misère aux toilettes, pour se soulager de quelques bières.
À un certain moment de la soirée, plusieurs des adultes deviennent «feeling», on doit bien approcher 3 heures du matin. Ceux qui quittent prennent des taxis. Lui, il a dessaoulé. Bien sûr, il est d'humeur massacrante. On lui donne ses cadeaux, qu'il met dans un sac sans même les déballer, juste pour se venger de ne pas avoir été réveillé au passage du Père Noël.
Il rassoit toute sa petite famille dans la voiture, la fête est finie. Tout le monde au lit. Encore une fois, il est fou de rage. Pas contre la famille. Contre lui-même, car il n'a pas été capable d'offrir le Noël de rêve à ses proches... encore une fois, il sait qu'il a tout gâché.
lundi 13 décembre 2010
Le souhait de Lucie
J'ai bien aimé composé le dernier conte de Noël. Ça réveille mon coeur d'enfant, alors j'ai décidé de vous en offrir un autre, juste pour la route.
Bien assis sur le divan, il regarde tomber les flocons paresseusement par la fenêtre. Il aime bien les regarder, mais il déteste l'hiver. Il préfère le confort de son foyer.
Son foyer, il est drôlement confortable, meublé de façon antique. Sa pièce favorite, le boudoir où se trouve son divan favori, la grande baie window et le grand sapin de Noël.
Quand il n'observe pas les charmantes scènes hivernales à l'extérieur, il observe le grand sapin tout illuminé pendant que Lucie joue du piano.
Le sapin naturel sent si bon. Il est orné de toutous, de boules rouges et dorées, de guirlandes iridescentes et de mille et une petites lumières jaunes. Tout en haut, Lucie a placé un ange.
Lucie, c'est le grand amour de sa vie. Elle est belle avec ses grands yeux verts et ses jolies frisettes. Elle a une si jolie voix lorsqu'elle fredonne tout en s'accompagnant au piano. Il peut passer des heures à l'écouter sans se lasser.
« Oh! Quand j'entends sonner, au ciel l'heure où le bon vieillard descend... »
Lucie se lève et vient la joindre sur le divan et lui annonce : « C'est ce soir qu'il viendra tu sais. Il part pour faire sa grande tournée. Nous devons aller nous coucher maintenant. »
Lucie joint le geste à la parole et quitte le boudoir pour se rendre à sa chambre. Elle s'agenouille au pied se son lit pour dire sa prière.
Lucie se lève, jette une dernière fois un coup d'oeil aux étoiles dans le ciel et se ferme les yeux. Elle les ferme, juste un peu trop tôt, elle rate le clin d'oeil que lui fait l'étoile du Nord.
À son réveil, Lucie dévale l'escalier à toute vitesse afin de se rendre au boudoir. Comme à l'habitude, le dessous du sapin est bourré de cadeaux qui lui son presque tous destiné. Elle soupire, déçue. Elle est certaine que son souhait ne sera pas exaucé.
Elle se rend à la cuisine et s'assoie à la table. On lui sert une assiette bien garnie pour le petit déjeuner. Elle mange sans appétit.
Une fois son assiette terminée, elle retourne au boudoir et s'installe au piano. Elle n'a pas le coeur, mais elle entame tout de même un air de Noël au piano.
Il se réveille sur un air de Noël. Il s'est encore endormi sur le divan dans le boudoir. Il se sent bien ce matin, le premier depuis longtemps... depuis cet accident. Il s'étire longuement, ça fait tellement de bien. Il descend du divan, machinalement, et va rejoindre Lucie au piano.
« J'ai été exaucé, s'exclame Lucie. Tu es capable de marcher de nouveau... mon chat à moi! »
**********
Bien assis sur le divan, il regarde tomber les flocons paresseusement par la fenêtre. Il aime bien les regarder, mais il déteste l'hiver. Il préfère le confort de son foyer.
Son foyer, il est drôlement confortable, meublé de façon antique. Sa pièce favorite, le boudoir où se trouve son divan favori, la grande baie window et le grand sapin de Noël.
Quand il n'observe pas les charmantes scènes hivernales à l'extérieur, il observe le grand sapin tout illuminé pendant que Lucie joue du piano.
Le sapin naturel sent si bon. Il est orné de toutous, de boules rouges et dorées, de guirlandes iridescentes et de mille et une petites lumières jaunes. Tout en haut, Lucie a placé un ange.
Lucie, c'est le grand amour de sa vie. Elle est belle avec ses grands yeux verts et ses jolies frisettes. Elle a une si jolie voix lorsqu'elle fredonne tout en s'accompagnant au piano. Il peut passer des heures à l'écouter sans se lasser.
« Oh! Quand j'entends sonner, au ciel l'heure où le bon vieillard descend... »
***
Lucie se lève et vient la joindre sur le divan et lui annonce : « C'est ce soir qu'il viendra tu sais. Il part pour faire sa grande tournée. Nous devons aller nous coucher maintenant. »
Lucie joint le geste à la parole et quitte le boudoir pour se rendre à sa chambre. Elle s'agenouille au pied se son lit pour dire sa prière.
« Seigneur, je ne connais pas de prière toute faite, alors je serai brève.
Je crois bien avoir été sage cette année.
Pour Noël, je ne souhaite pas avoir de jouets.
Cette année, j'aimerais qu'il redevienne comme avant cet horrible accident.
Vous vous rappelez, quand cette automobile l'a frappé.
Si vous et le Père Noël acceptez de m'exaucer, je serai gentille pour le reste de mes jours.
Amen »
***
À son réveil, Lucie dévale l'escalier à toute vitesse afin de se rendre au boudoir. Comme à l'habitude, le dessous du sapin est bourré de cadeaux qui lui son presque tous destiné. Elle soupire, déçue. Elle est certaine que son souhait ne sera pas exaucé.
Elle se rend à la cuisine et s'assoie à la table. On lui sert une assiette bien garnie pour le petit déjeuner. Elle mange sans appétit.
Une fois son assiette terminée, elle retourne au boudoir et s'installe au piano. Elle n'a pas le coeur, mais elle entame tout de même un air de Noël au piano.
***
Il se réveille sur un air de Noël. Il s'est encore endormi sur le divan dans le boudoir. Il se sent bien ce matin, le premier depuis longtemps... depuis cet accident. Il s'étire longuement, ça fait tellement de bien. Il descend du divan, machinalement, et va rejoindre Lucie au piano.
« J'ai été exaucé, s'exclame Lucie. Tu es capable de marcher de nouveau... mon chat à moi! »
samedi 11 décembre 2010
Joséphine et le Père Noël
Pour faire suite à la suggestion de l'Ermite, voici un petit conte de Noël de mon cru. J'ai de la difficulté à écrire des trucs tristes et sombres à cette époque de l'année. Alors, c'est dans le style léger et enfantin.
Voilà maintenant un an qu'elle attend son retour. Elle a fait bien attention à être bien gentille avec son petit frère, mais ce n'est pas très facile. Des fois, il la mord quand «les dents lui travaillent». Des fois, il pleure si fort que cela lui fait mal aux oreilles. Non, ce n'est pas facile d'avoir toujours envie d'être gentille. Des fois, elle aurait envie qu'il disparaisse et d'avoir maman et papa pour elle toute seule. Mais, Anthony est encore tout petit, dit maman, il ne comprend pas quand il fait quelque chose de pas gentil.
Quand maman est enfin prête, tout le monde embarque dans la voiture pour se rendre chez grand-maman Rolande. Elle est gentille grand-maman Rolande. Elle donne toujours des sucreries aux enfants, elle les berce et leur dit des mots gentils. Elle a une chambre pleine de jouets pour les enfants et cuisine toujours ce que les enfants lui demandent. Mais pas pour Noël.
À Noël, il n'y a que des trucs moches à manger : un buffet froid. À Noël, les grands n’arrêtent pas de parler tous en même temps dans la cuisine et les petits doivent rester dans le salon entre eux. On doit s'arranger tout seul quand il y en a un qui fait des bêtises.
Assise dans le salon, Joséphine regarde par la fenêtre, en tenant son ourson Nounou. Elle soupire à fendre l'âme. Franchement, elle ne s'amuse pas du tout dans cette rencontre où seuls les grands semblent avoir du plaisir. Noël n'est-il pas censé être une fête pour les touts petits? Joséphine en doute en ce moment. Elle ne se sent pas du tout concernée par leurs discussions. Même l'idée de se coucher tard et de déballer des cadeaux commence à la lasser.
Par la fenêtre, elle remarque soudain des traces... de grosses traces... Puis, un bruit sur le toit. Qu'est-ce que c'est? Se pourrait-il que? Les autres touts petits s'excitent. Ils deviennent fébriles. Un son de porte qui ouvre et qui ferme. Joséphine commence à réaliser ce qui se passe. C'est enfin lui! Après un an d'attente. Il passe devant elle et vient s'asseoir sur le fauteuil favori de grand-papa Zéphirin. Il lui fait signe de s'asseoir sur lui.
Curieux! Il sent le même parfum qu'oncle Jean-Claude, et il a la même montre. Ce n'est pas lui. Ce n'est pas le Père Noël. C'est oncle Jean-Claude qui s'est déguisé. Joséphine accepte le cadeau que lui tend le faux Père Noël et va l'ouvrir au centre de la pièce en s'essuyant les yeux. Tiens, c'est la Barbie qu'elle voulait tant avoir, celle avec le carrosse de Cendrillon. On lui demande pourquoi elle pleure, cette voix, c'est celle d'oncle Jean-Claude! Si...
Elle n'a que le temps de lever les yeux et de voir le gros bonhomme tourner le coin, la porte se ferme et les bruits sur le toit. Elle s'élance vers la fenêtre, mais déjà, il n'est plus là. Elle a raté son rendez-vous.
***
Joséphine regarde sa maman se faire une beauté. Déjà, elle est habillée d'une magnifique petite robe de velours bourgogne, bordée de fourrure synthétique. Maman lui a attaché et frisé les cheveux. Aujourd'hui, Joséphine a rendez-vous avec un homme important : le Père Noël.
Voilà maintenant un an qu'elle attend son retour. Elle a fait bien attention à être bien gentille avec son petit frère, mais ce n'est pas très facile. Des fois, il la mord quand «les dents lui travaillent». Des fois, il pleure si fort que cela lui fait mal aux oreilles. Non, ce n'est pas facile d'avoir toujours envie d'être gentille. Des fois, elle aurait envie qu'il disparaisse et d'avoir maman et papa pour elle toute seule. Mais, Anthony est encore tout petit, dit maman, il ne comprend pas quand il fait quelque chose de pas gentil.
Quand maman est enfin prête, tout le monde embarque dans la voiture pour se rendre chez grand-maman Rolande. Elle est gentille grand-maman Rolande. Elle donne toujours des sucreries aux enfants, elle les berce et leur dit des mots gentils. Elle a une chambre pleine de jouets pour les enfants et cuisine toujours ce que les enfants lui demandent. Mais pas pour Noël.
À Noël, il n'y a que des trucs moches à manger : un buffet froid. À Noël, les grands n’arrêtent pas de parler tous en même temps dans la cuisine et les petits doivent rester dans le salon entre eux. On doit s'arranger tout seul quand il y en a un qui fait des bêtises.
Assise dans le salon, Joséphine regarde par la fenêtre, en tenant son ourson Nounou. Elle soupire à fendre l'âme. Franchement, elle ne s'amuse pas du tout dans cette rencontre où seuls les grands semblent avoir du plaisir. Noël n'est-il pas censé être une fête pour les touts petits? Joséphine en doute en ce moment. Elle ne se sent pas du tout concernée par leurs discussions. Même l'idée de se coucher tard et de déballer des cadeaux commence à la lasser.
Par la fenêtre, elle remarque soudain des traces... de grosses traces... Puis, un bruit sur le toit. Qu'est-ce que c'est? Se pourrait-il que? Les autres touts petits s'excitent. Ils deviennent fébriles. Un son de porte qui ouvre et qui ferme. Joséphine commence à réaliser ce qui se passe. C'est enfin lui! Après un an d'attente. Il passe devant elle et vient s'asseoir sur le fauteuil favori de grand-papa Zéphirin. Il lui fait signe de s'asseoir sur lui.
Curieux! Il sent le même parfum qu'oncle Jean-Claude, et il a la même montre. Ce n'est pas lui. Ce n'est pas le Père Noël. C'est oncle Jean-Claude qui s'est déguisé. Joséphine accepte le cadeau que lui tend le faux Père Noël et va l'ouvrir au centre de la pièce en s'essuyant les yeux. Tiens, c'est la Barbie qu'elle voulait tant avoir, celle avec le carrosse de Cendrillon. On lui demande pourquoi elle pleure, cette voix, c'est celle d'oncle Jean-Claude! Si...
Elle n'a que le temps de lever les yeux et de voir le gros bonhomme tourner le coin, la porte se ferme et les bruits sur le toit. Elle s'élance vers la fenêtre, mais déjà, il n'est plus là. Elle a raté son rendez-vous.
vendredi 3 décembre 2010
Noël, imagination et développement cognitif
Ho! Ho! Ho!
J'ai attiré votre attention n'est-ce pas. Je suis pleinement dans le Temps des Fêtes présentement. Je viens de finir mon sapin et pendant que je le montais, je me demandais comment je pourrais bien lier tout ce dont j'ai envie d'écrire.
Parlons d'abord de Noël... J'ai toujours aimé Noël. TOUJOURS! Toute petite, c'était le temps où toute la famille se réunissait pour célébrer, partager et apprécier d'être ensemble. Je passais des heures à préparer la messe de Noël. C'était quelque chose, quand je ne participais pas à la crèche ou à la chorale, je servais la messe. Cela donnait un cachet spécial.
Quand j'ai cessé de croire au Père Noël (ai-je vraiment cessé de croire?), je me donnais un mal fou pour permettre à mes cousins et cousines de croire. Je crois que j'en ai marqué certains plus que d'autres qui ont continué la tradition et qui ont aujourd'hui, tout comme moi, l'imagination fertile. J'ai inventé plusieurs stratagèmes pour créer la fébrilité chez les plus petits et savez quoi? Je le fais encore. Mon Doux que j'en raconte des affaires à mes enfants et c'est tellement plaisant de voir les étoiles dans leurs yeux quand :
- je leur explique que les quelques semaines avant Noël, les lutins se promènent sur les rennes magiques du Père Noël afin de mettre de la magie sur les maisons qui deviennent décorées;
- je leur envoie le message du Père Noël Portable;
- je les aide à préparer une lettre pour le Père Noël;
- je leur lis la lettre reçue du Père Noël et que j'improvise pour changer le texte car elles sont toutes les trois pareilles;
- je fais exprès de changer de chemin pour leur faire voir d'autres quartiers décorés différemment;
- je leur fais visionner mille-et-un film de Noël;
- je leur dis de demander leur souhait le plus précieux dans la fenêtre, dirigé vers de la magie de Noël.
L'exercice que je fais, vise à travailler leur imagination et ça fonctionne. J'en ai eu la confirmation jeudi soir lorsque l'enseignante de maternelle de ma grande m'a offert mon premier cadeau de Noël.
Quand on devient parent, on a pas de mode d'emploi. On fait comme on peut avec les moyens que nous avons. Je donne tout le meilleur de moi à mes trois anges. Mais, dans le brouhaha du quotidien, on reste souvent avec les mauvais moments en tête. «Pourquoi j'ai perdu patience? Pourquoi il ne mange pas bien? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter une crise de colère encore?» On oublie nos bons coups. Jeudi soir, nos bons coups ont été soulignés par l'enseignante de ma fille. Elle nous a dit que nous avions inculqué de belles valeurs à notre fille, que nous l'avions bien stimulé. Elle nous a dit que nous en avions fait une petite fille polie, vive d'esprit, rationnelle, très brillante. Que nous lui avions montrer la compassion et l'empathie, puisqu'elle est capable d'aller vers les autres quand ils semblent en avoir de besoin. Voilà maintenant presque 6 ans que nous faisions de notre mieux, sans savoir si c'était assez, sans savoir si cela fonctionnait, quels résultats nous avions obtenus : là, nous savons.
Oui, le Père Noël existe, il vit en chacun de nous. C'est nous qui le lui donnons vie dans tout ce que nous accomplissons. En tant que maman, je fais vivre le Père Noël chaque jour pour le bonheur de voir mes enfants jubiler devant le sapin, devant les décorations extérieures, devant un Père Noël de centre commercial...
J'ai attiré votre attention n'est-ce pas. Je suis pleinement dans le Temps des Fêtes présentement. Je viens de finir mon sapin et pendant que je le montais, je me demandais comment je pourrais bien lier tout ce dont j'ai envie d'écrire.
Parlons d'abord de Noël... J'ai toujours aimé Noël. TOUJOURS! Toute petite, c'était le temps où toute la famille se réunissait pour célébrer, partager et apprécier d'être ensemble. Je passais des heures à préparer la messe de Noël. C'était quelque chose, quand je ne participais pas à la crèche ou à la chorale, je servais la messe. Cela donnait un cachet spécial.
Quand j'ai cessé de croire au Père Noël (ai-je vraiment cessé de croire?), je me donnais un mal fou pour permettre à mes cousins et cousines de croire. Je crois que j'en ai marqué certains plus que d'autres qui ont continué la tradition et qui ont aujourd'hui, tout comme moi, l'imagination fertile. J'ai inventé plusieurs stratagèmes pour créer la fébrilité chez les plus petits et savez quoi? Je le fais encore. Mon Doux que j'en raconte des affaires à mes enfants et c'est tellement plaisant de voir les étoiles dans leurs yeux quand :
- je leur explique que les quelques semaines avant Noël, les lutins se promènent sur les rennes magiques du Père Noël afin de mettre de la magie sur les maisons qui deviennent décorées;
- je leur envoie le message du Père Noël Portable;
- je les aide à préparer une lettre pour le Père Noël;
- je leur lis la lettre reçue du Père Noël et que j'improvise pour changer le texte car elles sont toutes les trois pareilles;
- je fais exprès de changer de chemin pour leur faire voir d'autres quartiers décorés différemment;
- je leur fais visionner mille-et-un film de Noël;
- je leur dis de demander leur souhait le plus précieux dans la fenêtre, dirigé vers de la magie de Noël.
L'exercice que je fais, vise à travailler leur imagination et ça fonctionne. J'en ai eu la confirmation jeudi soir lorsque l'enseignante de maternelle de ma grande m'a offert mon premier cadeau de Noël.
Quand on devient parent, on a pas de mode d'emploi. On fait comme on peut avec les moyens que nous avons. Je donne tout le meilleur de moi à mes trois anges. Mais, dans le brouhaha du quotidien, on reste souvent avec les mauvais moments en tête. «Pourquoi j'ai perdu patience? Pourquoi il ne mange pas bien? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter une crise de colère encore?» On oublie nos bons coups. Jeudi soir, nos bons coups ont été soulignés par l'enseignante de ma fille. Elle nous a dit que nous avions inculqué de belles valeurs à notre fille, que nous l'avions bien stimulé. Elle nous a dit que nous en avions fait une petite fille polie, vive d'esprit, rationnelle, très brillante. Que nous lui avions montrer la compassion et l'empathie, puisqu'elle est capable d'aller vers les autres quand ils semblent en avoir de besoin. Voilà maintenant presque 6 ans que nous faisions de notre mieux, sans savoir si c'était assez, sans savoir si cela fonctionnait, quels résultats nous avions obtenus : là, nous savons.
Oui, le Père Noël existe, il vit en chacun de nous. C'est nous qui le lui donnons vie dans tout ce que nous accomplissons. En tant que maman, je fais vivre le Père Noël chaque jour pour le bonheur de voir mes enfants jubiler devant le sapin, devant les décorations extérieures, devant un Père Noël de centre commercial...
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