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mardi 9 avril 2013

Un mardi pas de pub (encore)

 Je n'ai absolument rien trouvé de potable dernièrement côté publicité. En fait, je ne regarde pas vraiment la télé.
 
J'ai été silencieuse la semaine passée, j'avais vraiment besoin de repos. Le blitz de la fin de l'année financière au bureau m'a épuisé, combiné à deux week-end de tournoi de hockey et aux formations que j'ai dispensée la semaine passé, combiné à la fin de 2 ans de travail sur mon roman, tout simplement trop de tout.
 
D'ailleurs, depuis qu'il est parti celui-là, je ne cesse de douter. J'aurais dû ajouter plus de détails à cette section. J'aurais dû mieux diviser cette scène. J'aurais dû mettre l'accent sur ceci et sur cela. J'aurais dû. J'aurais dû. J'aurais dû. Le festival du doute. J'imagine que tout les écrivains passent par là. Je suis humaine après tout.
 
Je me suis donc accordé une semaine pour me reposer et faire le plein d'énergie. Mais mon cerveau est en mode hyperactif. Il essaie d'écrire deux histoires en même temps et les résultats sont des rêves désastreux ou ma nouvelle en écriture se mêle à la suite de mon roman qui est en chantier depuis un certain temps.
 
Misère.

vendredi 28 septembre 2012

C'est long!

Il me semble que ça ne finira jamais cette putain de correction. (C'est plus facile procrastiner.)

vendredi 21 septembre 2012

La Cabane : un cadeau de bloguanniversaire


Voilà maintenant 2 ans qu'Insolite Univers est sur la blogosphère. Pour suivre la tradition, je vous offre une courte nouvelle de mon cru. Ce texte date du mois de février. Je l'avais entre autre, soumis à L'Ermite. Bonne lecture!

La cabane

    Quelque part sur Titan...

    Trois semaines, trois longues semaines de cavale en pleine jungle. Comme je me suis retiré mon traqueur, je ne peux pas utiliser les taxiporteurs : je suis condamné à voyager par mes propres moyens. Je dois me rendre à une cabane située dans le cœur de la jungle et exécuter un «kill» pour le compte de mon commanditaire.

    Enroute, je laisse vagabonder mon esprit dans le réseau d'informations. J'aurais pu le faire avant, mais comme je n'existe plus, il ne m'est pas toujours facile de me connecter sur les réseaux. Je cherche les caméras de surveillance pour savoir qui se trouve à l'intérieur de la cabane : ma cible.  Il est toujours pratique de savoir à qui nous avons affaire. En retrouvant le sentier, mon ordinateur m'informe qu'il a trouvé.     

    L'écran tactile implanté sur mon avant-bras me permet de l'observer... Surprise! Il s'agit d'une mercenaire qui a déjà partagé ma vie : Tracy. Je lui ai appris l'art dupiratage des réseaux d'informations. Nous ne nous sommes jamais vraiment séparé, la vie s'en est chargé.  Je suis surpris qu'elle n'aie pas neutralisé les caméras de surveillance. Je remet mon ordinateur en veille et je m'installe dans une cavité à l'abri des grands vents qui balaient la jungle. Ce soir, j'aurai, encore, un repas médiocreconstitué de fruits et légumes lyophilisés et une capsule de protéines, c'est la seule chose que je peux me permettre. Le temps étant une denrée précieuse dans mon métier, on ne peut le perdre à se faire la cuisine. Je reprend ma route ensuite.

    Après 3 heures de marche en pleine jungle, j'approche à distance raisonnable de la cabane. Mon ordinateur personnel m'indique que Tracy se trouve au même endroit que quelques heures plus tôt. C'est étrange. Je n'ai pas le temps de m'interroger plus longtemps, un « bip-bip » dans mon oreille signale un appel entrant. Probablement mon commanditaire, j'ignore son identité, mais il paie grassement. Jamais il ne m'a fait faux-bond, la moitié de la somme à l'acceptation d'un  «kill»  et j'autre moitié sur réception des photos. J'appuie sur mon lobe gauche pour activer le micro greffé sur mes cordes vocales.

―Chester? Atteignez-vousvotre cible?
― Je suis à 45 minutes de marche. Je m'installe pour la nuit et je m'y rendrai à l'aube.
― Je veux des photos dès que votre mission sera terminée.

    Je m'installe pour camper, consulter les réseaux encore une fois tout en consommant mon repas. Je tente de comprendre ce que peux bien faire Tracy au cœur de cette jungle et surtout le pourquoi de son étrange comportement. Quelques secondes me suffisent pour pirater son réseau de surveillance. Je peux observer qu'elle se trouve dansune pièce couverte de photos, de notes autocollantes et de découpures de presse. Ce n'est pas dans ses façons habituelles de travailler. Elle semble marcher tout en tournant en rond comme un lion en cage.

    Quelques manipulations du clavier me permettent de me brancher à sa ligne téléphonique pour espionner sa conversation.

―Andrew ne bouge pas. Aucun déplacement dans les dernières 72 heures.
― Enes-tu certaine?
―Oui. Aucune communication électronique. Il vit comme un reclus.
― Ne le sous-estimez pas, Tracy. Beaucoup dépend de vous.

    Une fois la communication rompue, j'étais plus que sceptique. J'avais moi-même enseigné à Tracy tout ce qu'elle sait sur les technologies. En échange, elle m'a appris l'art du combat au corps-à-corps. Comment en était-elle revenue à des méthodes aussi... archaïques?

    Je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui me dérange. Le nom d'Andrew ne m'est pas inconnu, mais je n'arrive pas à le replacer. J'éteins mes ordinateurs et je me couche pour me reposer. Je prend quand même la précaution de mettre mon alarme personnelle à 4 h 45 pourêtre tôt à la cabane.

   Environ une heure avant l'aube, je replie mon matériel et je reprend ma marche en direction de la cabane. Mes implants infra-rouge branchés directement sur les nerfs oculaires fonctionnent vraiment bien. Je suis heureux de m'être fait faire cette chirurgie avant de disparaître. À 5 h 35, je mettais lespieds sur le porche. Sans une seule hésitation, je frappe trois petits coups, deux longs et de nouveau trois petits coups : comme du temps de notre collaboration. Tracy m'ouvre rapidement les larmes aux yeux.

― Oh! Chester! Que vais-je faire? Tu arrives à point.

    Comme par le passé, je la serre dans mes bras. Elle s'essuie les yeux et m'embrasse comme si sa vie en dépendait. Je la serre fort et je lui chuchote de me raconter tout ce qui se passe. Comme elle a pu me manquer. Je la mène à un fauteuil où elle baragouine des histoires sans queue ni tête avant de s'endormir, le poids de sa confidence sur mes épaules. Voilà plusieurs jours qu'elle se néglige car elle est rachitique : elle qui avait un tonus athlétique.

    L'ambivalence me gagne. Devrais-je l'abattre ou lui retirer son traqueur et disparaître avec elle? Comment gagner ma vie alors? Je me lève et dépose un baiser sur ses lèvres. Elle est si jolie. Après quelques heures à la regarder dormir, je sors mon arme et, en fermant les yeux tout embués, j'appuie sur la gâchette. J'envoie à mon commanditaire les preuves demandées, je faisdisparaître le corps : mon «kill» est exécuté, mais pour la première fois, j'ai mal au coeur. Je devrai vivre avec la mort de ma bien-aimé sur la conscience.
    
    Je m'apprête à partir quand une violente migraine me prend. Je me recroqueville sur moi-même, incapable de supporter cette douleur. Quand elle se calme enfin, je ne me rappelle plus où je souhaitais aller. Je me met à tourner dans la pièce comme un lion en cage.

***

    À l'orée de la jungle titanesque, Andrew, un tueur à gage, se dirige vers une cabane afin d'exécuter un « kill ». Il ignore l'identité de son employeur. Il sait cependant que la personne qui s'y trouve est un de ses anciens collaborateurs : Chester. Il l'a vu sur les caméra de surveillance. Il le connaît par cœur, il lui a lui-même enseigné l'art du maniement des armes. Ce qu'il observe en ce moment n'a rien de commun avec celui qu'il connaît. Quelque chose cloche. Il ferme son ordinateur dernier cri et reprendla route. Et cette route, elle sera longue, 3 semaines de marche... minimum.

vendredi 29 juin 2012

Jouïssif!

Dieu qu'il est jouïssif de trouver un moyen de tout arranger. Cette semaine, j'ai terminé la première grosse révision bouche-les-trous-complète-les-descriptions-et-regarde-les-incohérences de mon manuscrit.

J'avais donné des facultés à certains de mes personnages sans savoir pourquoi ils les avaient, mais le fait qu'il les aient sert mon histoire. Ça me fatigue quand je lis un livre et que les personnages sont ce qu'ils sont sans qu'on sache pourquoi. Mais c'est drôlement utile alors je me dis que l'auteur savait pas comment arranger son histoire et qu'il a trouvé cette porte de sortie. je l'attribue à une paresse quelconque. Je ne voulais pas rentrer dans cette catégorie.

Je dis merci aux différentes mythologies du monde car elle m'ont donné ma porte de salue. Je me suis faite réveiller par un de mes mousses, je sais plus lequel, parce qu'il rêvait à voix haute et... en me rendormant, j'ai eu mon idée. Le lien qui manque pour tout expliqué. Il va falloir que je change une partie du prologue, mais mon histoire va beaucoup mieux se tenir après. Bref, j'ai une job de rééecriture à faire, mais elle en vaudra la peine.

J'avais besoin de le partager avec vous.

mercredi 7 mars 2012

Ça avance enfin

Mes textes pour les concours sur ma liste sont prêts, sauf Clément-Marchand, il reste à les expédier.
J'ai travaillé pas mal sur mon manuscrit en fin de semaine, je dois avouer que je suis satisfaite pas mal. Je trouve que mon premier jet était pas mal du tout. J'ai une bonne base pour la réécriture qui est bien entâmée. Ça fait du bien de constater que ça avance.

jeudi 16 février 2012

Quand les collègues s'en mêlent...

Quand j'ai fait le Symposium d'écriture, plusieurs de mes collègues se sont rendus compte que je comptais un jour publier. Certains me suivent dans mes péripéties et m'encouragent.

Cette semaine nous avons reçu un courriel nous parlant d'un concours d'écriture au sein de l'organisation. Comme je jette un oeil sur tout ce qui passe comme courriel, même ce qui ne touche pas de près mon boulot, j'avais repéré le courriel mardi. J'avais pas eu le temps d'en lire les détails alors je l'avais "flaggué" dans ma boîte Outlook. Mercredi matin, j'ai terminé mon temps de "lecture" en regardant le vidéo qui y était attaché.

Mais voilà, plus tard dans la journée de mercredi, plusieurs de mes collègues m'ont transféré le courriel en me signalant que c'était un concours et on me demandaient si j'y participerais. Ça fait plaisir de savoir qu'on pense à moi quand il est question de mots!

Et me voilà que je me rajoute le poids d'un texte pas du tout dans mon genre de 250 mots sur le thème de la Francophonie. Deadline le 8 mars.

vendredi 27 janvier 2012

Il est où l'interrupteur?

Je le cherche, mais je ne le trouve pas. J'ai l'impression que la switch est aussi difficile à trouver que ce plan à déchiffrer (pour moi) et maintenant, j'ai le cerveau qui surchauffe, mes amis.



 Les idées ne cessent de pointer le bout de leur nez, et j'ai pas assez de mes deux mains pour les noter et les développer. Ainsi une nouvelle pour les mille mots (premier jet écrit), un récit pour Radio-Canada (¼ du premier jet écrit), une nouvelle longue pour Clément-Marchand (plan presque complet)... et mon manuscrit qui stagne depuis un mois et demi. Ben oui, je suis en rage de lecture et je dois finir mon bouquin : L'héritier, ensuite je crois que le goût de lire va stagner un peu plus et j'aurai plus de temps pour écrire.

mercredi 16 novembre 2011

Écriture et émotions

Écrire est une bien drôle de passion. Elle nous oblige à passer par de bien drôle de chemin.

J'ai des scènes qui m'ont fait pleurer à chaudes larmes. Dans mes écritures de nouvelles, je n'avais jamais fait mourir personne, et je l'ai fait dans les débuts de mon manuscrit. Ce n'était qu'un personnage très secondaire qui ne passe que quelques pages dans le livre, mais reste que ça m'a bouleversé. J'étais dans un Morgane que je l'ai écrite (iPod dans les oreilles -- Oui Julie, je sais). J'avais des larmes qui pointaient et je passais mon temps à renifler. Le monsieur à côté de moi m'a trouvé bien drôle. J'avais littéralement la boule dans la gorge.

J'ai aussi découvert les scènes de bataille où j'avais le souffle court et je tentais de voir ce qui se passait. Mon imagination a littéralement construit une scène holographique autour de moi. J'essayais de tout décrire, mais c'est vraiment pas facile. Je sais que ce passage nécessitera beaucoup de travail. Dans une bataille en mouvement, il faut tout voir et tout savoir. Décrire les sentiments du personnage, la course folle de la monture, les craintes, les bruits, les poursuites. Je ne savais pas dans quoi en ajoutant cette scène dans mon plan, mais quelle scène!

Je crois que le plus difficile c'est de faire passer l'évolution psychologique de façon cohérente. Vraiment difficile. Il faudra que je travaille beaucoup les réactions de mes personnages principaux pour faire passer pourquoi ils agissent de telle ou de telle façon.

J'ai eu beaucoup de recherche à faire pour les repères, les personnages et les noms. J'ai beaucoup aimé cette partie du travail.

La révision et l'ajout des détails est entâmé, c'est la partie la plus grosse je crois. J'ai bien hâte de voir comment je vais m'en sortir.


mardi 15 novembre 2011

Un mardi pas de pub

J'aime beaucoup partager avec vous ma passion des communications publiques, mais ce lundi soir, je n'ai pas le coeur à faire des recherches pour les thématiques que je comptais exploiter.

J'ai beaucoup plus envi de vous partager mes humeurs.

La semaine passée, je discutais avec une collègue d'écrivaine, d'écriture et de blogue. Elle a découvert récemment qu'une écrivaine portait le même nom qu'elle et que les similitudes entre son homonyme et elle sont très nombreuse. Nous avons bien rigolé et elle a pris la peine de me questionner sur l'avancement de mes projets.

Je lui ai raconté que mon projet n'avançait pas comme je le souhaitais. Vraiment pas. Les deux semaines qui précédait j'avais à peine 800 mots d'écrits. Pas fameux. J'ai eu des enfants et un conjoints malade, de la visite, des commissions de dernière minute et une semaine de formation au travail. Bref, de quoi mettre la madame K.O. au lit à 20h30.

Mais, le cerveau de la madame, il ne chômait pas. J'ai fait un résumé de ce que mon cerveau hyperactif m'a pondu pour la suite du projet.

Puis, avec le week-end de 3 jours que j'ai eu, j'ai été en mesure de prendre de l'avance vendredi pour me dégager du temps dimanche après-midi. Mon Homme, très gentil, a même amené toute la marmaille patiner pour me laisser 2 petites heures à moi. Résultat : j'ai terminé mon premier jet.

Comment je suis sensée me sentir? Il me semble que je serais supposée exploser de bonheur. Non? Et bien, non. Je sais que le travail n'est pas fini et j'ai juste ramené le texte au début et commencé la réécriture. Le pire, c'est que je suis déçue de ne pas me sentir autrement. Maudit que c'est compliqué une fille.

jeudi 29 septembre 2011

La reconnaissance...

J'ai lu, la semaine passée, le billet de monsieur Jean Barbe sur Canoë. Il parlait entre autre des galas télévisuels et de la reconnaissance des auteurs. Personnellement, je n'écoute pas beaucoup ces soirées. J'écoute pratiquement pas la télé en fait. Souvent, j'accroche plus sur les documentaires que sur les divertissements.

Avant d'émettre un avis, je me dis que je dois commencer par vérifier mes suspicions. Une petite recherche sur le Web s'impose.

Je tape Prix littéraire Québec. Il existe 90 prix littéraires différents au Québec seulement. Certains sont prestigieux, d'autres moins. Mais reste qu'il existe beaucoup de prix pour une petite communauté.

D'autres recherches me permettent de constater qu'il y en aussi beaucoup au niveau Canadien pour la francophonie.

Alors, on peut dire que la reconnaissance du travail d'écrivain existe. Une relecture du billet me permet de comprendre que ce n'est pas la remise de prix qui accroche, mais plutôt le fait que le glamour ne vient pas avec. Un autre débat.

Alors, on a besoin de statistiques pour comprendre un peu la raison...

1) En 2003, 61 000 titres étaient inscrits au DPP, pour 14 750 auteurs.
2) Au Québec, selon l'Institut de la Statistique du Québec, nous sommes 7 969 773 habitants.
3) 6,7% des Québécois sont anglophones.
4) 12% sont allophones.

Donc, il y a environ 19% de la population qui ne peut pas lire la littérature dite québécoise. Il y a donc 6 455 500 québécois qui constituent le public-cible. De ce nombre, il faut déduire les enfants qui ne savent pas encore lire. On dit qu'il a 450 000 enfants de 0-4 ans en 2011 (pour la population totale). Il faut déduire les adultes avec des  difficultés en lecture-écriture, on parle d'environ 1 000 000. Il faut aussi déduire tous ceux qui n'ont tout simplement pas d'intérêt pour lire.

Il reste quoi? Pas grand chose.

Le lecteur passe beaucoup de temps à lire des mots et peu à regarder des images. Pas surprenant que les auteurs ne soit pas reconnus dans la rue. Le milieu artistique glamour québécois est principalement constitué de ceux qu'on nous passe et repasse à la télé. On nous les bombardent à la télé. Rémi Girard ici, Rémi Girard là. Véronique Cloutier, ici, Véronique Cloutier, là. On les voit à la télé, mais on nous les sert aussi dans les magazines. Ils vendent à la télé, alors pourquoi pas dans la presse écrite.

Cette remarque du "on est pas reconnu dans l'autobus", elle est aussi bonne pour l'animateur de radio, l'artiste peintre, le photographe, le sculpteur et tous les autres artisans de notre belle culture.

Je ne crois pas vouloir être publiée pour être reconnue dans la rue. Si tel avait été le cas, j'aurais fait le profil presse télé à l'université et non pas le profil presse écrite. C'est ce qui me plaisait en presse écrite: l'anonymat. Il y avait aussi beaucoup du désir de jouer avec la langue française.

Et vous, qu'en pensez-vous?

mardi 27 septembre 2011

Éphémère comme une larme sur sa joue

Je m'appêtais à écrire autre chose quand j'ai vu le billet de Lucille sur la tradition des anniversaires de blogue.

Je n'avais pas grand chose de prêt sauf une micro-nouvelle que j'ai retravaillée pour vous mes amis.

Bonne lecture!

Éphémère comme une larme sur sa joue

Ce matin, comme tous les matins, elle se retourne et place son visage sur l'autre oreiller. Habituellement, elle y respire l'odeur de son bien-aimé, mais ce matin, aux lueurs de l'aube, elle n'y sent absolument rien.
Elle glisse sa main sur les draps, là où Shane dort toute la nuit. Lorsqu'il se lève, son corps laisse un creux dans le matelas où demeure des résidus de chaleur. Ce matin, il n'y a pas de creux, pas de chaleur : absolument rien.
Angie se replie sur elle-même en position foetale, ses longs cheveux ondoyants forment un éventail autour d'elle, et elle s'abandonne à sa douleur. Jamais, plus jamais elle ne reverra son Shane. Il est parti : parti pour toujours. En elle, elle ressent un froid : un froid qui lui glace tout ce qu'elle est. Elle pleure, elle pleure toute les larmes de son corps, et pourtant, son oreiller demeure sec. Ses larmes, éphémères, meurent dans son cou, sur le bord de ses lèvres, dans ses cheveux qui lui collent au visage. Son corps se secoue de spasmes qui font craquer son lit. Sa gorge émet des sons rauques malgré elle. Elle a mal de vivre.
Elle est brisée, et ne sais pas comment elle survivra à cette épreuve. La dernière image qu'elle a, avant le grand trou vide, c'est le derrière du camion qui arrive trop vite, un grand bruit de pare-brise qui éclate et le klaxon qui n'arrête pas de hurler.
Quand son sanglot se calme, elle entend des bruits dans la cuisine au rez-de-chaussée. Des sons de pas, puis un claquement de porte. Elle tremble. Qui a pu pénétrer chez-elle? Un bruit de clé dans la serrure de la porte avant. Shane? Se pourrait-il que...
Un moment d'espoir, ravive sa flamme, elle se lève comme un coup de vent, faisant virevolter les draps du lit dans tous les sens, puis elle se dirige à la fenêtre.
***
Après avoir verrouillé la porte, Shane se retourne et croit apercevoir sa Angie, lumineuse, diaphane dans la fenêtre de la chambre. Les rideaux volent malgré le fait que la fenêtre soit fermée. Assis dans sa voiture de location, il met l'embrayage en marche arrière. Il est certain de l'avoir vue, un moment éphémère comme une larme sur sa joue. Mais, il ne peut pas y croire....

mercredi 21 septembre 2011

Mes projets

Je mentionnais dernièrement que j'ai eu une idée géniale pour lier plusieurs projets qui étaient en cours. Je suis motivée plus que jamais. J'en suis rendue à 69 pages actuellement et 19125 mots. J'en suis à 38% de mon objectif.

Présentement, j'écris mais je ne travaille pas les descriptions. Je sors tout en bloc et lors de la révision, je m'attarderai à étoffer le tout.

Je suis assez fière de moi : je suis fidèle à mon plan. J'ai seulement ajouté quelques scènes. J'avais tendance avant à ne pas travailler avec un plan. Je me créais un plan mental et je passais mon temps à le modifier. Je suis contente d'avoir pris le temps de le mettre sur papier. Même mes fiches de personnages me servent beaucoup.

J'ai envoyé un dossier à l'UNEQ pour une demande de parrainage. Je crois que cette expérience me serait bénéfique. La limite pour le faire est ce vendredi. À l'heure actuelle, l'UNEQ a mon dossier en main. Je croise mes doigts.

Alors, je continue de vous tenir au courant. J'ai beaucoup de misère à ne pas vous parler de mon histoire. Je la trouve tellement géniale. Mais il faut que je tienne ma langue.

vendredi 9 septembre 2011

Quand tout va trop bien...

il faut que quelque chose accroche

Je suis loin d'être top shape, à vrai dire, on dirait que j'ai attrapé le virus de ma Grande : gorge sèche, congestion, frissons, température et toux sèche. Je me suis réveillée souvent cette nuit en chaleur, mais là là... je VEUX avancer mon projet. Ce matin, on se brasse un peu, je vais utiliser la méthode de Garfield.


Hier, ce foutu virus me travaillait, je me sentais lasse et mon projet avançait à pas de tortue. J'ai atteint seulement 5600 mots (au total soit environ 900 mots). Je sais que je suis capable de plus. Pour atteindre mon objectif de 50 000 mots avant la fin de mon congé, je dois écrire 1450 mots par jour.


J'ai passé la journée à faire autre chose : de la peinture qui traînait depuis 1 an, du grand ménage, du crochet, zapper la télé,... 


J'ai aussi soumis une nouvelle qui traînait dans mon tiroir depuis quelques mois. (Ça c'est une bonne nouvelle.)


Aujourd'hui, je vais tenter de travailler plus fort, finir le dossier pour présenter une demande de parrainage à l'UNEQ et tant qu'à y être envoyer le tout à quelques maison d'édition. Je crois que c'est réalisable.

mardi 6 septembre 2011

On est en business

Me voilà officiellement en congé pour 5 semaines. C'est un choix, c'est un sans-solde, mais qui est payant.
Il paie dans le sens qu'il me laisse tout le temps voulu pour faire ce que je n'ai pas le temps de faire le reste de l'année. 

Par exemple, mon grand ménage (cette année, ma belle-mère m'en a fait un bout, mais, il en reste un petit bout à faire), laver mes vitres, faire de la nourriture en banque prête à décongeler et à manger.

Ça me laisse aussi le temps de recharger mes piles. Mon travail est exigeant et ma marmaille aussi. Ces derniers temps, la patience était moins au rendez-vous.

Et aussi, cela me laisse du temps pour écrire. Je suis en business. J'ai un plan de complété, mes fiches de personnages aussi et j'ai 2000 mots d'écrits. Je vais fouiller dans mon NaNo pour utiliser ce qui peut être récupéré et je vais aussi fouiner dans mes nouvelles en banque. Entre autre dans Entre chouettes et loups. J'ai aussi un vieux roman qui date d'il y a 10 ans qui devrait me servir.

J'ai aussi une nouvelle en banque qui manque juste un peu de polissage que je ferai cette semaine avant de la soumettre.

Beaucoup de pain sur la planche pour les 5 prochaines semaines, mais ça en vaut tellement la peine...

Aussi, même si ça fait plus longtemps que je suis sur la blogosphère,  Insolite Univers vivra son premier anniversaire pendant mon long congé!