lundi 29 juillet 2013

vendredi 26 juillet 2013

Robin de Stephen R Lawhead

Stephen R. Lawhead réinvente les contes et légendes. En fait, il leur redonne vie. Il n'utilise pas une plume, mais une baguette magique.
 
Il y a plusieurs années, j'avais attaqué, sans savoir dans quoi je m'embarquais dans Taliesin, Merlin et Arthur. Je n'ai pas lu toute la série car, pour une raison que j'ignore, il m'avait mené à un décrochage majeur et j'avais décidé ne pas lire Pendragon et le Graal.
 
Robin raconte comment Bran ap Brychan est devenu le célèbre héros de ce conte gallois maintes fois réinventé.
Bran est un prince, son père Brychan, le roi, est devenu un être sans scrupule et violent après la mort de sa femme. Bran a bien tenté de suivre l'exemple de sa mère, mais son père n'en pouvait pas de le supporté. Il l'a tellement humilié en public que Bran a décidé de ne faire ce que bon lui semble et d'éviter son père autant que possible. Il charme ses dames et prend ce qu'il désire et papillonne d'un jupon à l'autre. Mais, ce ne sera pas le cas pour le jupon de Mérian pour qui son coeur bas la chamade. Les sentiments sont partagés, mais Mérian se réserve, elle connaît la réputation de Bran et sait mieux que décevoir son père.
Bran arrivera en retard au rendez-vous que son père lui a donné pour se rendre avec le reste de la garde à Lundein porter allégeance à William le Rouge. Un imprévu qui sauvera la vie de Bran, car son père et toute sa garde est massacré par le compte Falkes de Braose. Ce jour-là, Bran entreprendra un voyage qui le changera à tout jamais et qui changera aussi tout son peuple, celui du Elfael.
 
J'ai bien aimé ma lecture et je suis bien contente de m'être laissé tenté par cette lecture intermédiaire. Je ne me sentais pas d'attaque pour un Game of Throne, mais je ne me sentais pas non plus dans l'état d'esprit pour attaquer du trop léger. Bref, une lecture que je recommande à tous les amateurs de conte historique.

jeudi 25 juillet 2013

Aventure, aventure : quand rien ne se passe comme prévu - partie 2

Comme le déménagement sur 3 jours se fait en 2 jours, vous avez dû deviner que rien n'a été simple le lendemain. La maison devait être vide vers 14 heures selon l'estimation des déménageurs du vendeur. Nos déménageurs dormaient à Berthierville et avaient prévus d'aller virer vers midi à la maison...
 

5 juillet 12h15

Mon cellulaire sonne. Numéro dans le 418 : probablement le déménageur.
 
- La petite madame ici veut vous parler.
- Oui?
- Allo! La maison est vide. Je te mets les clés où?
- Euh... dans le buffet.
- OK. Le déménageur veut te reparler.
- OK.
- Est-ce que vous m'autorisez à débarquer ce qui va dans le garage?
- (moment d'hésitation je regarde l'Homme pour une réponse) Oui. On s'en vient. On devrait être là dans une heure.
 
Je donne les banc d'appoint au beau-père et hop, j'embarque dans ma voiture avec le chat dans sa cage et les poissons et on prend la direction de Chambly. Comme je ne connais pas le chemin, je suis l'Homme. Conduire dans la région métropolitaine me donne des boutons et je ne remarque jamais les chemins qu'on prend.
Le chat n'aime pas faire de l'auto, vraiment pas. Il miaule plus fort que le radio. (Il faut le faire quand quand j'angoisse, je mets la volume fort pour ne pas m'entendre penser.) Alors j'ai eu droit à un pipi, une vidange des glandes et à une grosse commission en chemin.
Wouhé!! Ça sent les roses dans mon auto. Tu peux être certain minou que te donne un bain à Chambly. (Il l'a eu et comme je n'ai pas trouvé son savon, il a eu droit à la senteur de pomme verte Nos Compliments pour la vaisselle.)
On arrive à la maison une heure trente plus tard et le camion est reculé dans la cour, la porte de garage est grande ouverte et il y a des boîtes jusqu'au plafond. Les gars n'ont pas vraiment perdu de temps. Ils ont pris l'initiative de rentrer du stock dans la maison, les meubles comme le divan. Le "plaçage" commence et on m'appelle partout en même temps. À 16h, le camion de 53' est vide et les gars quittent la place, un autre déménagement les attend le lendemain.
 
Mes beaux parents restent pour nous aider et j'ai comme 7 bouches à nourrir. Pas le choix, je dois me rendre à l'évidence, il faut un minimum de nourriture pour le souper et le déjeuner. Je prend la direction de l'épicerie la plus proche : IGA. Une belle facture et 2 gratuitées de la semaine.
 
En fait, pour la semaine en question j'ai eu un grand total de 8 gratuités : pour ceux qui connaissent le IGA, faites-le calcul. (Mon frigo était vraiment vide et il manquait de beaucoup de trucs qu'on achète pas souvent comme pâte dentirice, nettoyant pour les vitres, papier de toilette, essuie-tout...)
 
Mais, je n'étais pas au bout de mes surprises, même en épicerie. Quelques meubles ont été abîmés, le propriétaire était parti avec les tuyaux du lave-vaiselle, le thermopompe de la piscine creusée était abîmé... bref, plein de belles découvertes qui m'ont fait dire des mots d'église.

mardi 16 juillet 2013

Aventure, aventure : quand rien ne se passe comme prévu

Déménager : juste le mot me fait frissonner. Parce que déménagement signifie stress et organisation qui ne fonctionne pas. Jamais je suis parvenue à déménager sans que rien d'incongru ne leur arrive. Ce déménagement-ci n'y fait pas exception.

4 juillet

Le programme était que les déménageurs fassent les boîtes. Point à la ligne. Je prévoyais faire un restant de poulet pour souper et préparer les sacs de voyage des enfants en prenant une petite bière alors que les enfants se baigneraient pour une dernière fois avec papa. *Bruit de buzzer*
Ce qui s'est produit. Les déménageurs arrivent à 8 heures. Ils installent leur tapis et arrivent avec leurs strappes dans ma cuisine et partent avec mon poêle.
 
- Euh? Je fais comment pour faire mon souper?
- Tu manges au restaurant.
- (Interrogation sur mon visage)...
- Ce soir, il ne restera plus rien dans ta maison.
- OK... (incertitude dans mon visage).
- Commencez à vider votre frigo.
Je m'exécute... que vouliez-vous que je fasse d'autre?
- On monte vider le haut.

J'aurais dû allumer ce qu'il fallait faire d'autre. Après 5 minutes...
 - Hé Yohan! Viens m'aider à wrapper les bureaux.

Bureau... vêtements... VÊTEMENTS!!!
- Wo!!!! J'ai pas de linge pour les enfants. Attendez!
- Oui madame? Les enfants vont avoir besoin de pyjamas et de vêtements demain.
- Oui c'est vrai. Excusez-nous.
 
J'ai préparé une valise vite fait. Tellement vite que j'ai omis de prendre les costumes de bain et une jacquette pour ma petite dernière. Je redescend ensuite pour vider mon frigo. Il devait rester beaucoup moins de stock le soir même, mais la vie en a voulu autrement. Alors, j'ai jeté de la nourriture. Quand j'ai terminé, comme il faisait au moins 30 dehors, je suis allée chercher de la glace. Je reviens et Doudou pleure à chaudes larmes.
Qu'est-ce qui se passe ENCORE?
- Mamaaaaaaaan!!!! J'ai mal aux oreilles.

- Beaucoup?
- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.
Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu?
- J'appelle ta mère, je vais acheter des costumes de bain et on va aller chez ta mère après le dîner.
- OK. J'appelle Martial pour les assurances.

Je vais ensuite livrer un truc que j'ai vendu et je vais acheter les costumes de bain. Ouin, ardu avec Doudou qui pleure. Il est l'heure du dîner alors je prend un McDo en revenant. Je brise un miroir de mon auto au service à l'auto.
Woué! Un autre affaire.
Je reviens dîner et je pars vite pour le sans rendez-vous car Doudou est vraiment pas en forme. Otite et conjonctivite virale.
Yé on peut rien faire... On va endurer le braillage.
Je reviens de l'hôpital. Monsieur assurance est là. Je lui fais les chèques, embarque le chat, les enfants et je pars pour m'en aller chez ma belle-mère.

Ici, il ne se passera plus rien...

 
On soupe et mon cellulaire sonne. L'Homme a besoin que je retourne à Trois-Rivières. Il reste du ménage à faire et ben du stock à ramener... genre que mon auto était pleine et le SUV de l'Homme plein à craquer. On est arriver pour dormir il était genre 11 heures.
La journée du lendemain est loin d'être passée...

To be continued... 

lundi 15 juillet 2013

Le retour de la chanson du lundi : Red Hands - Walk of the Earth

Bon, je suis maintenant chamblyenne depuis un peu plus d'une semaine. Pour remettre mon blogue en branle, je vous propose le groupe Walk of the Earth, que j'avais mis dans une chanson du lundi avec un cover de Gotye.

Bonne écoute.

mardi 25 juin 2013

Dernière semaine

Que tout va vite. Ça en est presque étourdissant.

Nous avons reçu le prix garanti, les enfants ont leur place à l'école (mais pas au camps de jour.) Nous avons une nouvelle adresse, un nouveau numéro de téléphone et nous pourrons commencer l'ardu travail de faire changer tout ça. Il me reste à me trouver un numéro de cellulaire à Montréal et presque tout sera finalisé.
 
Le contrat pour la vente de maison a été signé et nous avons même eu une première visite. Ce matin, Madame la Photographe Re-Max vient prendre les photos de la maison... et comme Doudou avait très hâte d'aller à la garderie et bien maman a un petit moment de répit imprévu à son horaire chargée. Un petit moment pour ses amis virtuels.
 
J'entame cette semaine, mes quatre derniers jours à Shawinigan. J'ai le coeur gros et en même temps, je suis fébrile. Je déteste avoir des sentiments aussi contradictoire en moi. Je sais que mes chances de promotions sont beaucoup plus grandes à Montréal qu'à Shawinigan, mais à Shawinigan, tout le monde me connaît et tout le monde sait de quoi je suis capable. Je devrai de nouveau me faire un nom, une première impression et une réputation. Je vais devoir me faire un réseau. (Ben oui, Isa, tu es bonne là dedans... tu l'as fait plus d'une fois: ce n'est pas ton premier boulot.)
 
Je vais aussi avoir apprendre à me transporter dans planète Montréal. C'est totalement un nouveau monde, une nouvelle planète. Hé! Je vous rappelle que je viens de Baie-Comeau, une petite ville où il est possible de tout faire à pied en moins de 45 minutes. Il y a deux autobus pour toute la ville. J'ai fait une update en passant à Québec (où à 21 ans je suis passée par tout ce processus) et ensuite à Trois-Rivières. J'ai une grande capacité d'adaptation, mais Montréal... ça fait peur! Je l'ai dit : PEUR!
À Montréal, il y a des SDF, de la violence, plein de monde fucké. On en voit pas de tout ça à Trois-Rivières. Je sais qu'il y en a, mais quand on ne sait pas où, il est facile de jouer à l'autruche. Les bulletins de nouvelles nous parle toujours de tout ce qui n'est pas beau à Montréal. Je sais amis montréalais que je suis probablement dans le champs, mais un maman-poule, ça reste une maman-poule.
 
Mais je me suis égarée, cette semaine, ce sont mes quatre derniers jours à Shawinigan. Ils ont déjà commencés à être déchirants et ça le sera encore plus jeudi (moment réservé à mes collègues après le boulot pour un 5 à 7 sympathique au Gambrinus). Cette semaine, je rencontrerai mon nouveau chef d'équipe en vidéo-conférence, je signerai ma mutation et je ferai mes boîtes... Ça sent la fin.

mercredi 12 juin 2013

Myr de Patrice Cazeault

Après un petit intermède sur Tharisia, Patrice nous ramène sur Averia, deux ans après l'aventure de Seki comme figure de l'insurrection.

Résumé :
Myr est troublée, elle a perdu toute sa volonté bouillonnante de changer les choses. Elle tente tant bien que mal de réveiller le brasier qui sommeille en elle, mais en vain. Elle s'accroche à Kodos qui est toujours aussi attaché à ses idées révolutionnaires, mais en cachette.
Seki, pour se remettre de tout ce tourbillon médiatique qui a tourné autour d'elle, se lance à tête perdue dans ses études universitaires. Encore une fois, sa vie changera de cap sans prévenir quand Laïka la contactera sur son réseau. Tentant de jouer les entremetteuses, Laïka remettra, bien malgré eux, Lanz et Seki en contact. Est-ce que leur histoire avortée deux ans plus tôt pourra enfin naître?

Critique :
Tout se déroule trop rapidement, à mon goût. J'aurais aimé que Patrice donne un peu plus de chance à ses personnages de faire évoluer ce qui se doit d'évoluer. Il me semble que Patrice est sadique avec nous. Il nous laisse papillonner devant ce que nous voyons se dessiner, et, pouf? Il brise nos illusions. Crotte!
Vous devinez que si je me fâche comme ça c'est que c'est bien écrit. Avec sa baguette d'enchanteur, Patrice nous fait apparaître un beau film à la surface d'un lac et quand on est suspendu à l'action au point de se redresser de notre siège, il nous tire une pierre qui rend tout d'un coup tout flou. Voilà comment c'est bien écrit, et là il faut patienter gentiment jusqu'à la sortie du tome 4.